MARIE MARTIAS

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Marie Martias est originaire de Karukéra (véritable nom de l’Archipel de la Guadeloupe avant l’invasion de Christophe Colomb).

Elle pose sur papier diverses réflexions sur des sujets qui lui tiennent à cœur, comme « Hier encore » texte qui parle de son fils qui représente la plus belle réussite de sa vie, la 2nde étant sa capacité à écrire avec lucidité et facilité où elle parvient à émouvoir ses semblables, celles et ceux qu’elle ne connaît ni d’Adam, ni d’Eve (Marie ne croit pas en un « Dieu » mais en une « Goddess » -pourquoi pas ?- car elle est féministe jusqu’au bout des ongles (qu’elle se ronge du reste !)) et tente de transmettre ses déclamations également par l’expression corporelle ; Autre exemple  « La petite boule », texte qui traite du cancer du col de l’utérus et qui s’adresse aux jeunes filles adolescentes, les invitant à effectuer le test.

L’écriture est, pour Marie, un moyen de s’exprimer sans avoir à être brimée, un moyen de s’évader. Ses textes se développent à travers des thèmes profonds tel « Le fric de mon Afrique » qui retient l’attention et rappelle que la néo-colonisation est toujours d’actualité », « Au passage du cœur de la dépression » qui traite de la pédophilie dans l’église, ou encore « Draguer =gratter le fond » qui traite du viol…

Toutefois, Marie utilise également des touches d’humour avec des jeux de mots tels « Thé noir, thé vert, thé à la rose, thé au jasmin, thé russe, thé blanc, mais dis-moi, t’es qui toi exactement ?? «  (Extrait tiré du poème « Je n’m’appelle pas… »).

Ses inspirations sont éclectiques (de Barbara en passant par Angela Davis, Lillian Allen, Saul Williams, Georges Harrison, Max Smith, Aimé Césaire, Maryse Condé, Serge Gainsbourg, Benjamin Clementine, Rosa Parks, Boby Lapointe, Alexandre le Grand, oratrices et orateurs de différents styles,..).

Marie est une personne qui réfléchit beaucoup, moultes pensées sur tout et n’importe quoi, pensées qui, une fois posées, très souvent en « one shot » sur le papier, lui permettent de structurer ses idées qui donnent ainsi naissance à des textes de slam, d’où le désir de créer son propre recueil avec traduction en créole, elle qui se revendique comme telle «je suis une créole et non une «négropolitaine» comme on nous appelle ». Elle s’indigne des injustices quotidiennes. Elle est très impliquée dans son travail d’éducatrice à l’Aide Sociale à l’Enfance, métier qui demande énormément d’implication et de recul sur des situations familiales difficiles.

Marie s’implique dans des associations telle « Espoir et Combat de Femmes » dont la Présidente est Diaryatou Bah, très engagée contre la violence faite aux femme, l’excision, le mariage forcé.

Ses textes, Marie les scande, les déclame, les éructe parfois tant la douleur est insoutenable. Mais elle reste tout de même convaincue qu’il existe malgré tout, du bon chez chacune et chacun.

 

"MARIE MARTIAS" SLAM SELON MATHIEU

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