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TITA NZEBI

Le Gabon, où elle est née. La famille catholique dans laquelle elle a grandi. Sa venue à Paris il y a quelques années. Les sources d’inspiration de Tita Nzebi sont multiples. Toutes teintées d’émotion. Mais aussi de rythmes envoûtants. La chanteuse africaine a entraîné le public dans un univers qui lui est propre.

Avec Tita Nzebi, impossible d’appliquer le moule de l’artiste du continent africain qui a toujours su quelle était sa vocation, influencé par une chanteuse au rayonnement international. Longtemps, la jeune femme n’a guère prêté attention à tout ce qui était musical. Dans son village, au Gabon, les disques appartenaient à cette catégorie d’objets rares et, dans sa famille, priorité était donnée aux études. C’est donc à vingt ans passés, au milieu des années 1990, qu’elle prend soudain « conscience de la beauté des musiques traditionnelles noires ». Et débute son apprentissage. Ses chansons sont plus que de simples mélodies et accumulations de mots. « Soyez fiers de ce que vous êtes », chante-t-elle par exemple. « Assumez votre héritage. A force de vouloir ressembler à autrui, on ne devient rien à part de pâles imitations. Il faut parfois ne pas être toujours collés les uns aux autres pour mieux vivre et avoir le plaisir de se retrouver ».

Tita Nzebi chante en langue nzebi, l’une des langues parlées au Gabon, et pourtant, son style séduit. Sans doute parce que sur scène, la chanteuse est généreuse et d’une sensibilité touchante (...)
Métiani, son premier album, porte en filigrane les marques de ce parcours : un chemin qu’elle explore à sa façon, avec « une culture musicale assez restreinte », des envies qu’elle cherche à traduire, ce qui confère au disque une forme de fraîcheur et d’innocence palpable tout au long des quatorze morceaux.

L’Homme est Homme grâce à l’Homme.
— Mutu bu mutu mutu na ndè

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